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Subsaharienne. En outre, certains pays de la CEMAC restent fortement
dépendants de l’activité pétrolière et extractive en général, notamment
la Guinée Equatoriale et le Congo. Cette situation accroit la vulnérabilité
de la sous-région aux chocs extérieurs ;

- le seuil communautaire de l’inflation n’est plus respecté depuis 2022,
par presque tous les pays. Cette tendance devrait se poursuivre à moyen
terme. Le taux d’inflation en zone CEMAC était de 5,4% en 2023 et est
estimée à 4,0% et 3,3% respectivement en 2024 et 2025. Cette situation
est liée à la hausse des coûts, notamment sur les produits alimentaires,
du fait de l’envolée des cours mondiaux, et impacte les compétitivité prix
de nos produits et donc, l’équilibre extérieur.

- Le solde budgétaire de la CEMAC semble mieux maitrisé depuis 2018,
avec des déficits qui se situent généralement autour de 0,8% du PIB
(compte non tenu de la période de la pandémie). Cette évolution est surtout
le fruit d’une réduction significative des dépenses, les recettes collectées
n’ayant pas connu une augmentation satisfaisante. A moyen terme,
une dégradation du solde budgétaire est inévitable, et serait portée par
des déficits plus importants au Gabon ;

- La dette publique connait une tendance baissière après le pic observé en
2020. Mais, les risques de surendettement, aussi bien pour la dette globale
que pour la dette extérieure restent élevés. Ce qui accroit la vulnérabilité
liée à la dette dans de nombreux Etats ;

- La position extérieure devrait se dégrader à moyen terme avec pour
conséquence un ratio de couverture des réserves estimé à 3 mois
d’importations des biens et services, en raison de la forte incertitude
entourant la dynamique des cours du pétrole ;

- Les investissements directs étrangers (IDE) sont repartie à la hausse
depuis 2019 pour se situer autour de 2,0% du PIB depuis 2023, sans jamais
atteindre la moyenne de la période 2010-2016 (5,3%) ;

- L’exposition des banques au risque souverain (sur les prêts et titres) reste
élevé et est passé de 10% à fin 2015 à 31% du total des actifs à fin 2023.

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