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du fait de l’explosion des prix internationaux des matières premières,
en particulier du pétrole.
L’évolution du solde du compte courant est à mettre en relation avec celle
des réserves de changes. Après avoir chuté de 5,9 mois d’importations
à 2,2 mois entre 2014 et 2016, elles ont progressivement été reconstitués
pour s’établir à 4,2 mois environ en 2023. Cette reconstitution des réserves
a bénéficié non seulement d’une amélioration du solde du compte courant,
mais aussi de la nouvelle politique de change mise en place par la BEAC
depuis 2019. Cependant, le niveau de réserves reste inférieur au plancher
de 05 mois recommandé par le FMI pour une union monétaire riche en
ressources naturelles.
Le solde du compte courant de la CEMAC devrait rester déficitaire
et se dégrader légèrement en 2024 et 2025, avec la stabilisation des prix
internationaux. Le niveau des réserves devrait se situer autour de 4,6 mois
et 4,2 mois respectivement en 2024 et 2025. En l’absence de réformes
soutenues par l’ensemble des pays de la CEMAC, le ratio de couverture
des réserves pourrait se déteriorer pour s’établir à environ 3 mois
d’importations des biens et services dans les cinq prochaines années.
Par ailleurs, on note une forte baisse des investissements directs étrangers
(IDE) entrants entre 2016 et 2018, passant de 6,9% du PIB de la sous-région
à -3,6%, en lien avec une chute enregistrée particulièrement au Congo
et en Guinée Equatoriale. Les IDE sont ensuite repartis à la hausse
pour se situer à 2,1% du PIB en 2023, sans jamais atteindre la moyenne
de la période 2010-2016 (5,3%). En perspective, il devraient se stabiliser
autour de 2% en moyenne entre 2024 et 2025.
En résumé, l’évolution récente de la situation macroéconomique en zone
CEMAC fait ressortir les constats suivants :
- la croissance économique est repartie à la hausse après la pandémie.
Elle devrait se situer à 3,7% en 2024 (contre 2,3% en 2023) et à 3,0% en
2025, grâce à la hausse de l’activité pétrolière en 2024 et la bonne tenue
de la production non pétrolière à court et moyen termes. Toutefois,
ces performances restent encore en dessous de la moyenne de l’Afrique
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