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Au niveau des Etats membres, seul le Cameroun a historiquement respecté
le seuil communautaire et donc, contribué au contrôle des pressions
inflationnistes. Toutefois, le pays connait depuis 2022 une forte hausse de
l’inflation qui a participé au dépassement du seuil au niveau de la sous-région.
En 2023, l’inflation au Cameroun est la plus élevée de la CEMAC.
L’inflation en zone CEMAC devrait progressivement baisser en lien avec
l’assouplissement des politiques monétaires et la hausse de l’offre interne
dans la sous-région. Elle resterait toutefois au-dessus du seuil de convergence,
s’établissant à 4,0% en 2024 et 3,3% en 2025.
Concernant les finances publiques, après une nette aggravation du solde
budgétaire (hors dons) entre 2012 et 2016 où il a atteint -7,3%, celui-ci s’est
progressivement amélioré pour se situer à -0,8% en 2019 du fait de la mise
en œuvre des programmes avec le FMI. Toutefois, cette amélioration a été
beaucoup plus portée par une réduction des dépenses qu’une amélioration
des recettes.
Le solde budgétaire s’est ensuite creusé à -3% en 2020 du fait des dépenses
sanitaires liées à la prise en charge de la crise, avant de se redresser depuis
lors pour se situer à -0,5% en 2023. On note qu’il a été positif en 2022 (+2%),
situation inédite depuis 2011 en liaison avec les recettes additionnelles liées à la
hausse importante des prix internationaux des matières premières. Depuis lors,
ces recettes s’inscrivent dans tendance baissière.
L’analyse par Etat indique que la période de dégradation du solde entre 2012
et 2016 a été marquée par des déséquilibres importants en Guinée Equatoriale
et au Congo et dans une moindre mesure au Cameroun. La consolidation
qui a suivi, a été portée essentiellement par l’amélioration de la situation des
finances publiques dans ces Etats. Des excédents ont été enregistrés en Guinée
Equatoriale et au Congo depuis 2018 à l’exception de l’année 2020.
Le solde budgétaire de la CEMAC devrait rester déficitaire à -0,7% en 2024
et se dégrader à -1,9% en 2025. Cette dégradation serait due à la situation
observée au Gabon, à travers l’accroissement des dépenses du fait des réformes
et des autres mesures de développement en cours de mise en œuvre par les
nouvelles autorités de ce pays.
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